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Un lieu pour garder le contact et vous faire partager quelques moments.

mlbl

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***
De Dargelos à Rosebud : L'alpha et l'omega

Dans "Les Enfants Terribles" (1929) de Jean Cocteau, Dargelos blesse Paul par une pierre dissimulée dans une boule de neige. Paul est contraint de rester dans sa chambre, c'est le début de l'histoire. Dargelos représente pour Jean Cocteau le « premier symbole des forces sauvages qui nous habitent » (Portraits-Souvenir, 1935). On retrouve aussi Dargelos dans "Le Livre Blanc" (1928) .

Rosebud est le mot que prononce le milliardaire sur son lit de mort dans le film "Citizen Kane" d'Orson Welles (1941). L'intrigue est basée sur cette enquête que les journalistes mènent à la recherche de la Rosebud de Kane. Les dernières images nous livrent subtilement la solution.
Α & Ω

dimanche 31 juillet 2011

L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes


David Bennent dans le rôle d’Oskar Matzerath. Le tambour, Volker Schlöndorff, 1979. Adaptation du roman de Gunter Grass


L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.

Au battement du tambour, une plainte sourde s’élève en clameur, vociférant mon tourment. Pourtant, les éclats des octaves me parviennent à l’unisson. Huit notes pleines alignées sur les cordes vocales d’Oskar, comme autant de débris éparpillés à la volée.

L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.

Les sirènes lancinantes ajoutent à ce vacarme une mélopée métronomique. Puis, les oscillations des esclandres regroupent les fragments. Les cris de verre sourdent à nouveau, ils ne garderont que la trace sommaire d’un passé parcellé.

L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.

Le cri, Edvard Munch, 1893




vendredi 7 janvier 2011

Irish coffee










Le temps d'un café aux vapeurs grandiloquentes

vendredi 31 décembre 2010

2011

Chers tous,
Je vous souhaite une belle année vasarelyenne pleine de folie et de légèreté.
Sofia, NDK, Palais de la culture

mardi 30 mars 2010

Nuit catalane

mardi 23 février 2010

Casa la belle










الدار البيضاء


Médina,
Casablanca

vendredi 8 janvier 2010

Hivernal











Aix, en ex-voto hivernal

jeudi 31 décembre 2009

2010

Enfants, nous savions alors que les objets inanimés avaient une vie autonome…
Par un heureux hasard, mon appareil photo a eu des envies créatrices et voici sa première œuvre d’émancipation.
Je n’y ai ajouté que le texte pour vous souhaiter une belle année 2010.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire la citation

mardi 30 juin 2009

et pourtant...

Pina Bausch nous a quitté, puisse-t-elle nous faire grandir...

vendredi 22 mai 2009

En bas

Dans le ventre de la mer, point d’apesanteur,
Accueillant en son sein, qui connaît la rigueur

Enveloppé par la douce brume amniotique
L'essai des profondeurs est parfois mystique

A chaque palier s’accorder une pause étagée
Pour lentement dans les eaux se laisser glisser

Pallier l’appel du bas en écoutant son cœur
Et pour cordon ombilical un détendeur

Instinct de naïveté pour « l’enfant indigo »
Point de bas, point de haut, tous les sens sont égaux

Et tandis que l’on se rapproche de son tréfonds
Alors les bulles sont happées par le plafond

Là, pas de vieilles plaies ou de bleus douloureux
Instant de vérité dans ce coton aqueux


JO-2008 Scène d'entraînement de plongeon au Centre aquatique national, ou le "Cube d'eau", à Beijing, le 5 août.

Copyright photo: Agence de Presse Xinhua





vendredi 6 mars 2009

Venezia 2009

Parce que Venise a la beauté de l’éphémère, la grâce du divin et que sa malice est bienfaitrice !

dimanche 1 mars 2009

Tchestita Baba Marta - Честита Баба Марта

Martenitza au monastère de Rojen

Le premier mars, on s’offre des matrenitzi et des personnages en laine rouge et blanche. Le garçon s'appelle Pizho et la fille Penda. On se souhaite une bonne fête de Baba Marta (Grand-mère de mars), une vielle femme aigrie qui change rapidement d’humeur et que les présents de laine doivent satisfaire. Baba Marta s’assure alors que l’hiver ne dure pas trop longtemps et que le printemps revienne rapidement.

Les martenitzi sont portés sur la poitrine du côté du cœur, ou au poignet. Selon les régions, la première fois de la saison qu'on voit une cigogne, une hirondelle, ou un arbre en fleur, preuves que Baba Marta a été satisfaite, on accroche sa marténitza à un arbre ou on la glisse sous une pierre. Ce petit talisman protège des maléfices grâce à sa couleur rouge pour la santé et la force, et au blanc pour une longue vie.

Cette année pour mon premier mars je pars à Venise, quoi de plus prometteur pour ce cru 2009 ?

Que le printemps arrive !

mercredi 11 février 2009

mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année 2009

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire le poème

Rentrée depuis peu de mon voyage à Konya, je souhaitais vous faire partager en image ces vers de Djalal al-din al-Rumi.
Qu'ils vous accompagnent chaque jour de l'année à venir.
Qu'elle vous soit joyeuse à vous en faire tourner la tête.
Je vous embrasse et pense à vous.


vendredi 26 septembre 2008

Fille de Cocteau


Jean Cocteau et le Sphinx, Le Testament d’Orphée,1959, photographie Lucien Clergue


lundi 11 août 2008

La mendiante

Elle est fragile et malgré son jeune âge son ossature ne la porte plus, adossée au mur elle reste immobile sa poitrine en appui sur ses genoux. Ce ne sont pas ses membres qui sont frêles mais que son âme a la légèreté des anges.
Elle est comme un chat mouillé, transit par l’humidité qui lui ronge le squelette. Elle n’a même plus la force de se mettre à l’abri. Les soubresauts de sa paupière trahissent l’impuissance de sa cause. Devant l’abnégation de sa propre souffrance, elle s’abandonne à la minute suivante, attend la prochaine, puis l’autre. Le quart d’heure passé elle se dit : « plus que trois et l’heure du sommeil sera un peu plus proche ».
De l’autre coté de la rue, juste en face, quelques mètres nous séparent. Assises à la terrasse d’Athene nous sommes repues de superflues voracités. Stéphanie se lève et lui apporte l’excédent alimentaire d’un festin touristique.
Le regard baissé, elle prend le petit paquet préparé, ouvre un des coins de la serviette en papier, constate, puis porte lentement sa main à sa bouche. Si lentement que j’ai cru percevoir de l’hésitation sur sa pâle figure figée mais son geste est simplement précautionneux et pudique. Tel un automate de cire, elle essaie de calmer ce ventre vide à petites bouchées. Elle mastique le sandwich au pain mou jusqu’à ce qu’il devienne une bouillie. Elle veut sentir à chaque déglutition qu’elle s’emplit de consistance éphémère…
Quel est le goût de la faim ? Ai-je su une fois, une seule fois dans ma vie ce qu’elle est, ai-je entendu une seconde, une seule seconde mon estomac crier ? Sans doute ne le saurais-je jamais et c’est mieux ainsi.
Elle, elle sait. Aujourd’hui elle sait et le prix de cette lucidité est d’une douleur irréversible. Elle sait aussi de quoi sont fait les hommes, mais hélas elle ne se doute surement pas, que l’énergie qu’elle met à être là sur ce trottoir la rend beaucoup plus humaine que les nombreux regards fuyants et parfois insistants qu’elle croise au bout de sa main tendue.

mardi 5 août 2008

Ici finit ma tragédie

L’incessant combat coule jusque dans ma moelle épinière
Il envahit doucement mes veines et mes artères
Alors mon instinct palpe ce sang qui déjà se gâte
Lancinante minute où mon pouls se brise sans hâte
Même si mon souffle va vacillant
C’est que je suis en vie, je suis présent


Mes oreilles bourdonnent, une ancienne voix fait échos
Je suis Orphée et je me tourne de nouveau vers ce chaos
La douleur est si profonde et le mal va grandissant
Pourtant ma force me quitte, je ne sens rien à cet instant
Le vide comble ainsi la tristesse
Et le néant mute en paresse


Ma bile est surement noire et mes yeux sont poussière
La faiblesse de mon âme et d’être vivant hier
Je ne suis pas un de ces rapaces qui cherchent dans l’ombre
Je ne suis pas un charognard qui guette la pénombre
Je ne veux pas entériner ta peine
Je me suffis à porter la mienne


Elle est tacite au creux de moi et m’apprend la patience
Elle me rappelle que j’ai eu foi et scelle ma puissance
Au fond j’ai confiance et ici finit ma tragédie,
Mon esprit et elle seraient en instance de courtoisie…
Politesse et cohabitation
Pour une sagesse en location




samedi 21 juin 2008

Les hirondelles font mon bon temps

Les hirondelles font mon bon temps


Les hirondelles ne font pas le printemps dit l’expression et pourtant…

Ce petit film a été réalisé à partir de 859 photos et monté comme un film d’animation. J’ai voulu créer un « polaroid animé » en associant une bande son et des images. Les photos sont de taille et d’éclairage différents pour produire un décalage et vieillir l’image, le son lui est travaillé pour être entendu comme de loin.

Voici donc une petite ballade qui part de la fenêtre d’une chambre, où un phono joue une ancienne romance, pour vous amener vers mes flâneries célestes.

samedi 31 mai 2008

Ritualization

Une tradition orthodoxe bulgare veut qu’on allume un cierge et de l’encens pour les morts. J’ai filmé l’accomplissement de ce rituel pour qu’il devienne ritualization.


Le processus mis en place permet à l’acte de faire sens. Son efficacité réside dans l’intention sincère (niya, en arabe) qui anime la volonté de transformation, il y a un avant et un après. L’encens, élément préparatif et débutant le rituel, aide à entrer en soi ou en contact. Sa symbolique purificatrice envisage l’instant comme un passage : un lien entre deux mondes, deux étapes. Le cierge et sa flamme, seule source de lumière ici, fixent la temporalité d’un temps consacré au défunt.


C’est alors que la mise en situation virtuelle d’une succession de gestes, accomplie comme rite, devient ritualization. L’enregistrement, la mise en scène et la réalisation font de cette unique exécution un rite qui peut être reproduit à l’infini. De plus cette création filmique cherche à fixer un moment précis de transformation dans le rapport à l’Autre, celui qui n’est plus.


La mise en mots participe également à cette ritualization car sa réalité est éphémère et contraint le lecteur/spectateur par sa justification individuelle et syncrétique.



samedi 19 avril 2008

Conte d'un amour dormant

Je voudrais tant que tu te souviennes,
L’aube de nos amours lointaines,
Loin de notre tout premier rendez-vous,
Quand nos corps avaient absout,
Ces années de sommeil en devenir,
Quand nos âmes ont préféré nous voir grandir


Je voudrais tant que ta mémoire se raccommode,
Petit à petit, point après point, avec méthode,
Même si pour cela il faut que la quenouille nous pique,
Que l’on se perde dans une sieste léthargique,
Peu importe que la torpeur dure une éternité,
Le tout est de ne pas oublier la naissance de cette clarté


Je voudrais tant que tu me dises,
Qu’au premier regard je te fus acquise,
Que ce siècle de repos fut authentique,
Que grâce à lui notre légende fut épique,
Et que si à notre réveil nos sens en sont endoloris,
Que devant nous, on avait encore toute une vie…


Je voudrais tant qu’à toi se rappelle,
Cette complainte que je veux ritournelle,
Ces maux dits devenus serments,
Lancés à la volée en confettis chantants,
Comme dans ce conte des fées, un sourire à la clé de mes pensées,
Pour que de mes lèvres naissent des mots sucrés

jeudi 13 mars 2008

La Sérénissime Venise

Rentrée de la Sérénissime...
Mon esprit y vogue encore...
Encore, encore, encore…


Le 11 mars 2008, je suis seule et Venise s’ouvre à moi comme un désert

Laissez-moi m’y abasourdir
Au son de la Basilica della Salute,
Vers moi je la sens venir
Et m’offre à sa beauté,

Laissez-moi sombrer dans ses dédales
Mourir à la mémoire de mes souvenirs amoureux,
Sa brume sera pour moi baptismale
Et mon futur n’en sera que plus heureux

Laissez-moi à ma mélancolie suave,
Gouter à ce ciel de mars tant amer,
Son voile humide me pénètre et me lave
La morosité ne sera qu’éphémère

Laissez-moi enfin sourire à l’inconnu
Devant ce vide, il suffirait d’un petit pas
Je prends plaisir à jouer les ingénues
Vos yeux vertiges me font rougir aux éclats…

mlbl



samedi 1 mars 2008

Честита Баба Марта - Tchestita Baba Marta

"Baba Marta vous jouera de mauvais tours si vous ne portez pas de martenistza."

Cette vieille femme boîteuse incarne l'arrivée du printemps. Elle est un peu acariâtre et quand elle est en colère, le sol en est gelé. Mais quand elle sourie, le soleil brille !
Elle ne sourie qu'aux foyers propres, sortez vos balais aspirateurs et plumeaux, il faut nettoyer votre maisonée, un vrai ménage de printemps.
Le 1er mars, elle est particulièrement exigeante. Elle ne veut que des jeunes gens dans les rues, sinon, pas de beau temps au printemps !


mardi 29 janvier 2008

Le marchand de sable

Ce soir j'attends...
Manoël, s'il te plait, dois-moi qu'il va passer !

lundi 31 décembre 2007

Les temps changent...


RER B, le 26 décembre 2007


Je vous tends un baiser de la main, il arrivera à vous comme un flocon fiévreux. A peine aura-t-il frôlé vos joues qui se liquéfiera en eau de vie !





mardi 11 décembre 2007

Encenser

Humant les branches de sapin pétrolé, aveuglée par les étoiles diurnes, abasourdie par des électro-cloches tintinnabulantes, écoeurée par le vin chaud réfrigéré mais touchée par la bonhomie ambiante !

jeudi 22 novembre 2007

Mois après mois, un peu plus orpheline

Deux mois déjà pour Marcel et voilà que Maurice s’en va,


En souvenir de notre première rencontre :


Je ne vous oublie pas.

jeudi 1 novembre 2007

Oh Maman si, oh Maman si tu voyais ma vie...

A Oméga,
je suis allée voir Amma,
vu mon état
un peu de temps il me faudra
avant de vous raconter ça...

En attendant, je vous étreins
Avec tout mon amour

mercredi 26 septembre 2007

samedi 22 septembre 2007

Marcel Marceau

En cette minute une pensée pour vous,

Merci

mardi 28 août 2007

Une pensée...

Je voudrais mourir en sentant tes lèvres sur ma bouche... mais hélas tu es déjà mort ta main dans la mienne.

jeudi 19 juillet 2007

Je rêve éveillée et je chuchote

Viens et pose le creux de ta main sur le baromètre de mon sens féminin, juste là, à la pointe du cœur.

jeudi 26 avril 2007

Panne sèche...

Aujourd'hui, nous sommes allés Charlotte, Olivier, Nicolas et moi au monastère de Rila avec la Djeta, c'est-à-dire, la voiture de Stefan. Bon déjà on a eu quelques soucis les jours précédents avec une autre voiture. Ce voyage devait se faire en train, je vous dit. D'abord, le train c'est mieux. Oui mais, ça ne va pas partout. Bref, à 30 km de Sofia, la Djeta a fait : brouf, vrouf, vroouuff et puis plus rien, panne sèche. Alors Olivier est parti chercher du binzine. Ça tombait bien puisque, nous dit une dame qui ramassait du bois au bord de l'autoroute : "il y a une station à 400 mètres sur la droite".

On a attendu longtemps et Olivier ne revenait pas, alors Charlotte s'est inquiétée, donc Nicolas est parti à sa rencontre.

Bilan : deux allés retours pour les garçons à la station, un jeans déchiré, des engueulades, un remorquage et pleins de souvenirs.

dimanche 15 avril 2007

mardi 27 mars 2007

Mener son poil par le bout du nez



Le Palais de Tokyo a accueilli fin mars 2007 « les états généraux du poil »[1], sur une proposition du Collège de pataphysique. Ce Collège créé en 1948 prône la philosophie du Dr Faustroll, un personnage imaginé par Alfred Jarry (1873-1907). La pataphysique donne des solutions imaginaires à des problèmes qui ne se posent pas. Parmi les divers intervenants scientifiques, Catherine Vidal, directrice de recherche à l'Institut Pasteur, dissertera sur « la modification des cellules cérébrales quand le poil pousse dans la main ». Claude Gudin, biologiste du végétal [2], nous apprendra tout sur « la pilosité des femmes jalouses » et Pascal Picq (Collège de France) nous éclairera sur « Bosse-de-Nage et la mutation PCR ». Bosse-de-Nage était le souffre douleur simiesque du Dr Faustroll à qui ce dernier avait greffé la peau des fesses sur le visage. Le cinéaste Fernando Arrabal et le compositeur Bernard Lubat interpréteront pour la première fois en public un air composé pour l'occasion : « le chant du cheveu », en hommage à la cantatrice chauve d'Eugène Ionesco. Ce concert sera précédé par « Poils bretons », interprété par le duo celtique composé de Yann Fanch Kemener et d'Aldo Ripoche. Tandis que Jean-Christophe Averty, grand innovateur du petit écran présentera une série de chansons « le poil et les poilus » et que bien d'autres artistes célébreront le poil dans toutes ses dimensions.

Isabelle Brisson
___________
[1] 13, av. du Président-Wilson, Paris, du 30 mars à 14 h au 1er avril 2007, entrée 6 euros.
[2] Une histoire naturelle du poil, Éditions du Panama.


Le programme


vendredi 30 mars 2007– 14 h - 14 h 30 : Accueil, Marc-Olivier Wahler.
Introduction aux États généraux, Claude Gudin, Thieri Foulc, André Stas.

– 14 h 30 - 15 h : Ubu poilu ? Jacques Carelman.

– 15 h - 15 h 30 : Le charme d'Adam, c'est d'être à poil, Philippe Obliger.

– 15 h 30 - 16 h : Le poil de James Bond tournait-il à l'envers ? Marc Vasseur.

– 16 h - 16 h 30 : Transgénie du Poil, Eduardo Kac.

– 16 h 30 - 17 h : Géographie du Poil, Alain Zalmanski.

– 17 h - 17 h 30 : Turing, le Poil mathématique, Daniel Thomas.

– 17 h 30 - 18 h : Le Poil littéraire, Max Poty.

- 18 h - 18 h 30 : Ontologie du Poil, Jean-François Mattéi.

– 18 h 30 - 19 h : La chevelure des comètes, André Brahic.

– 19 h - 19 h 15 : La pilosité des femmes jalouses, Claude Gudin.

– 21 h - 21 h 10 : Les chercheuses de poux d'Arthur Rimbaud, Tristan Bastit.

– 21 h 10 - 23 h 53 : La comédie de Dieu, film de João Cesar Monteiro.

9 clinamen 134, vulg. samedi 31 mars 2007

– 14 h - 14 h 30 : Onomastique capillicole, Pascal Bouché.

– 14 h 30 -15 h : Poil et performance : le Poil, le sportif et l'architecte, Stéphane Mahieu.

– 15 h - 15 h 30 : De la modification des cellules cérébrales quand le Poil pousse dans la main, Catherine Vidal.

– 15 h 30 -16 h : Les trichologiques, Christian Bromberger.

– 16 h - 16 h 30 : Le Poil, une société à part entière, Bruno Bernard. Populations pileuses, Tristan Bastit.

– 16 h 30 - 17 h : Faustroll à poil. Une approche néo-scientifique, Claude Gudin. De l'ambiguïté auburnienne du Dr Faustroll, Pascal Bouché.

– 17 h - 17 h 30 : Bosse-de-Nage et la mutation Haha, Pascal Picq.

– 17 h 30 - 18 h : Subreptice apparition du poil pubien dans la peinture occidentale, Thieri Foulc.

– 18 h - 18 h 30 : Rebrousse-poil : Marcel Duchamp, Jean-Pierre Brisset et le Poil, Marc Décimo (avec Guillaume Pô pour les images).

– 18 h 30 - 19 h : Que le Poil mesure le monde, Gérard Berry.

– 21 h - 21 h 30 : Poils breton (voix et violon-selle), Yann Fañch Kemener et Aldo Ripoche.– 21 h 30 - 22 h : Chorégraphie à poils, Catherine Contour.

– 22 h - 22 h 30 : Le chant du cheveu, hommage à la Cantatrice chauve de Ionesco, Fernando Arrabal, Bernard Lubat.

– 22 h 30 - 23 h : Advienne que pourra !

10 clinamen 134, vulg. dimanche 1er avril 2007

– 14 h - 14 h 10 : Maman, les petits poissons ont-ils des poils ? Claude Gudin.

– 14 h 10 - 14 h 30 : La chose impossible, Jean de La Fontaine, Milie von Bariter. La chose possible, Pascal Bouché, Phryné Coutant-Foulc.

– 14 h 30 - 15 h : Saint Poil le Cénobite. Sa vie, Isabelle Brisson ; Sa leçon, Paul Gayot. Poil déserteur, Tristan Bastit.

– 15 h - 16 h : Bézoards et Égagropiles, les poils mystérieux de l'intérieur, Patrice Josset. Avec ou sans poil, du Romain au Barbare et vice-versa, Bernard Lançon. Le saint Poil, reliques capillaires d'Orient et d'Occident, David Lavergne.

– 16 h - 16 h 30 : Des machines à poil, Frédéric Leroy.

– 16 h 30 - 16 h 45 : Art velu interactif, Isabelle Dubosc.

– 16 h 45 - 17 h : L'appel de la forêt, Jack Vanarsky

– 17 h - 17 h 30 : Éléphant, jubarte et joubarbe, Pascal Varejka, Isabelle Brisson, Claude Gudin.

– 17 h 30 - 17 h 45 : Du poil sur les texticules (Chirac, à un poil près), Duc Glandieu.

– 17 h 45 - 18 h : De la touffe, Alain Mignien.

– 18 h - 18 h 30 : Sacrifice humain, Jack Vanarsky.

– 20 h 30 h - 21 h : De la lexicologie du Buisson ardent, André Stas avec Fanchon Daemers (chant).

– 21 h - 21 h 30 : Du poil aux pattes, chansons poilues, Jean-Christophe Averty.

– 21 h 30 - 22 h : Clôture des États généraux, Mark Alizart, Fernando Arrabal, Jean-Christophe Averty, Paul Gayot, Thieri Foulc. Remise de diplômes de l'Ordre de la Grande Gidouille.

Il va de soi que ces horaires seront bousculés et que ce programme sera modifié à mesure de son déroulement.

dimanche 18 mars 2007

La queue

La période communiste est finie, les business center ont fleuri à Sofia avec autant de Casinos... L'époque des longues et interminables files d'attente est révolue.
Quoique. Les Bulgares, forts de constater que cette coutume participait pleinement à l'élaboration du lien social, ont maintenu cette tradition pour les affaires relatives à l'administration.
C'est ainsi que je me trouve à 11h30 dans une file d'attente pour aller payer la taxe d'habitation du 63 rue Ivan Assen II. A vue de nez, cent mètres de trottoir. Une personne par mètre cinquante de bitume. Soixante-six contribuables avant nous. Deux minutes par tampon apposé. Soit deux heures vingt d'attente. Ce qui laisse amplement le temps de faire connaissance ! Nous formons un groupe discipliné avançant de trois mètres toutes les quatre minutes. A moi seule, j'abaisse d'un an la moyenne d'âge. La queue s'agrandit derrière nous et je discute avec Snéjinka. Une dame joliment gantée et chapeautée engage la conversation avec ma "mother in law" :
" - Excusez-moi, je vous ai entendu, quelle langue parlez-vous ?
- Anglais, mais elle parle aussi allemand. " répond sèchement Snéjinka, me désignant de la main, comme pour appuyer le fait qu'elle est déjà en bonne compagnie.
- Où avez-vous appris la langue ?
- A l'école, avant la guerre.
- Mais de quelle année êtes-vous ?
- 1925
- Bravo ! "
Puis l'élégante baba* se tourne vers moi, prend une profonde inspiration et me dit en parfait allemand :
" - Mon fils vit maintenant en Allemagne et est marié à une allemande. Mes petits-enfants parlent bien le bulgare, car je les ai pris avec moi quand ils étaient petits. L'Allemagne est un beau pays. Moi-même, j'ai vécu à Dresde et y ai travaillé pendant dix ans dans une usine. "
Son débit est rapide et sa récitation ponctuée de petites déglutitions à chaque fin de phrase. Je ne sais pas si je dois répondre ou approuver d'un signe, alors je me contente de sourire. Après une seconde inspiration encore plus profonde, elle reprend :
" - Connaissez-vous l'Allemagne ?
- Oui, je suis allée deux fois à Berlin, une fois à Munich...
- Que faîtes-vous ici ?
- Je suis en vacances. "
Elle regarde vers Snéjinka. Ma réponse ne lui semble pas achevée. Alors je complète :
" - J'étais mariée à un bulgare. "
Elle aura sans doute pris l'usage du passé pour une faiblesse de langage, tant mieux... D'un hochement de tête, elle prend une pose satisfaite, sourit et dit en frôlant ma joue :
" - Vous avez l'air d'une toute jeune fille, mumitche " précise-t-elle en bulgare.
Avec un large sourire, je lui donne un blagodaria** et m'arrête là. Ses yeux sont remplis de curiosité. Elle hésite, n'ose pas tout à fait à poser la question et finalement se lance :
" - Quel âge avez-vous ?
- 30 ans.
- Ho ! Je vous en donnais dix-huit !
- Merci. "
Elle se tourne vers Snéjinka, je ne dois pas bien connaître les chiffres en allemand :
"- Elle paraît si jeune, quel âge a-t-elle ?
- 29
- Alors ça doit être parce qu'elle ne se maquille pas ! "
Et ma belle-mère s'empresse de répondre :
" - Mais, les Françaises ne se maquillent jamais ! "
Je suis ainsi enchantée de représenter à moi seule toute la population de la gente féminine française. Espérons que cette équation soit valide dans l'isoloir en avril !
"- Vous êtes française ! Je suis allée une fois en France, mais pour quelques heures seulement. Ca n'est pas aussi propre que l'Allemagne ?
- Non, vous avez raison, la France n'est pas aussi propre.
- Avez-vous remarquez en Allemagne comme tout est propre dans la rue, les fenêtres surtout ?
- Ha bon, les fenêtres ?
- Les femmes allemandes nettoient tout le temps les fenêtres, elles sont de bonnes épouses."
Les vitres, ouf, heureusement pour moi que ce n'est pas le repassage qui fait la qualité d'une femme !
"- Pour le travail aussi les Allemands sont efficaces. Ha et puis, l'herbe dans les parcs, vous avez vu ça ? "
A la croire, l'ordre et l'hygiène sont des trais culturels allemands tellement intériorisés que même la nature s'y est adaptée. Ne saviez-vous pas que l'herbe allemande est si bien disciplinée qu'elle ne pousse jamais au-dessus de deux centimètres ? En l'écoutant, j'ai envie de lui répondre avec ironie : " Quel dommage que cette caractéristique biologique ne se soit pas étendue aux gambettes des allemandes ! "
La vieille femme m'attrape le bras. Au sien, pend son sac à main, duquel elle sort une carte postale. Elle la saisit entre le pouce et l'index, comme on tient un précieux négatif que l'on va confier au photographe. Dessus un paysage de montagne en été.
"- C'est beau, hein ? Regardez comme c'est intéressant. "
Elle désigne en faisant un va et vient avec le dos de sa main des formations rocheuses, ocres, qui composent un canyon. Un parfait geste de V.R.P. qui vous fait l'article pour un appareil ménager !
"- Oui, c'est très intéressant
- Là, vous voyez, là, juste en bas, il y a un restaurant. Les Allemands aiment bien y aller en famille. Le week-end surtout et ils y prennent du bon temps. "
Elle retourne la carte et me montre des mots formant une écriture appliquée. Quelques douces pensées de ses proches, pourtant loin, si loin... Elle attire mon attention sur la date : 1er mars 2007. Ses yeux me supplient d'acquiescer à la demande que je devine :
" Ils m'aiment, hein qu'ils m'aiment, puisqu'ils ont pensé à moi ce jour là ? "
Et moi d'essayer de la conforter en disant en bulgare : " Do martenitza, da *** ! ". Je prends le rétrécissement de ses deux pupilles noires pour un remerciement. Elle essuie sa carte contre son manteau, effaçant ainsi les traces de doigts qu'elle pensait y avoir déposé, avant de la ranger avec précaution dans une des poches de son sac. Bien sûr, ses enfants l'aiment et lui montrent sûrement. Seulement à Sofia elle est seule, tous les matins elle se réveille et boit son nescafé 2in1, seule. Un morceau de banitza****, devant une carte postale d'Allemagne, en espérant qu'ils viendront sans doute cet été. Cela fait encore quatre mois, quatre petits mois à boire du soluble seule. Mais quand ils seront là, pour sûr elle ira acheter du café, du vrai café...
____________
* Grand-mère.
** Merci, en bulgare. Plutôt littéraire.
*** Pour les marténitza, oui !
**** Feuilleté au fromage.

vendredi 9 mars 2007

Le 8 mars 2007

Sofia.
Hier c’était la journée de la femme. Un office de 24 heures dédié entièrement au sexe faible, où l’on rend grâce à sa beauté, sa délicatesse, sa compassion, sa bonté…








En Bulgarie, c’est surtout du pain béni pour les fleuristes.
Tout commence au pont des aigles, je vais rendre visite à Snejinka et je sais qu’en bas de la rue Ivan Assen II, il y a un marchand de fleurs. Personne encore n’a du lui en offrir aujourd’hui. Je vais lui acheter une rose. Pas d’œillet ça fait communiste, donc pas de rouge. Surtout pas de rouge. Une rose blanche, c’est bien.

« Voici ces roses blanches, pour toi belle-maman… »

Après que deux malotrus me soient passer devant, je m’enquière de demander la dite fleur. La vendeuse m’en tend une toute défraîchie avec des pétales plutôt marrons que blancs : 4 lévas ! Ce n’est pas donné les roses quand on est française. À ce prix là, j’en réclame une autre, que je prends soin de montrer avec un joli sourire. Je vais même jusqu’à réclamer un joli ruban autour de la tige. Ouf, elle l’a choisi blanc. Mon sourire insistant a eu du bon car elle ne me réclame pas le léva supplémentaire d’usage pour les fioritures.
J’attends le 76. Évidemment le temps d’attente s’affiche sur le poteau pour tous les bus, sauf le mien. Aller, je prends le risque j’allume une cigarette, au pire ça le fera venir. Gagné, deux lattes, là je crois que j’ai battu un record. Je monte et trouve un coin où me caler. En face de moi, un écriteau en français dit : « attention freins puissants ». J’ose espérer que les freins soient puissants. A vrai dire, la mise en garde devrait plutôt être : attention ici les chauffeurs freinent seulement à deux centimètres de la charrette remplie de pastèques, qui traverse de manière impromptue un grand boulevard. Mais je comprends que ce soit trop long : « attention freins puissants » ça revient au même.
Il est 15 heures 30 et le bus est bondé. Autour de moi, des hommes et des femmes avec des fleurs à la main. Puis tout d’un coup, je prends le temps de la pose, j’observe, je me questionne. Les fleurs que tiennent ces femmes leurs ont-elles été offertes ou vont-elles l’être ? Il suffit peut être de regarder sous le bon angle ou d’imaginer.

Une jeune femme examine la fleur qu’elle tient du bout des doigts. Un sourire se dessine autour des ses yeux quand elle la porte lentement à son nez. Sans doute, pense-t-elle à celui ou celle qui lui en a fait cadeau. En même temps qu’elle hume la rose, un pétale effleure sa lèvre inférieure, elle baisse le regard. Puis elle garde les yeux clos pendant quelques secondes. Dix, vingt peut être trente, je ne sais pas. Allez savoir pourquoi, mais j’essaye d’imaginer que je suis entre ses paupières et l’iris de son œil. Je crois pouvoir sentir une candeur absolue dans cet infime espace oculaire. Pas de doute, elle songe à l’être aimé. J’ai l’impression de lui voler sa pudeur, je suis gênée et à mon tour, je détourne le regard.

Une adolescente jauge six fleurs, chacune soigneusement enrubannée, comme autant de trophées. La cote ou la beauté nubile se mesurerait-elle, le 8 mars, aux nombres végétaux accumulés ? En tous les cas, je peux palper la fierté de cette Lolita. Insolente jeunesse, qui use et abuse de son pouvoir de séduction, la trentaine ça rend aigrie, tout du moins envieuse !

Une femme courbée, sans âge, monte dans le bus. Un sac Billa dans une main et quelques fleurs dans l’autre. Tout en se dandinant, elle peine à attraper les barres métalliques qui jalonnent sa route vers le siège le plus proche. Ses fleurs, elle s’y agrippe. Serrées dans ses mains, les tiges commencent à jaunir. Ces fleurs sont-elles autant de marques d’affection de ses proches ? Ces fleurs, auxquelles elle se tient comme à une canne, sont-elles les seuls plaisirs qui la maintiennent en vie ce 8 mars ? Pourtant, quand je vois cette femme, je trouve ces gestes touchants et je la trouve belle. C’est maintenant moi l’insolente jeunesse.

La journée de la femme ? Dans mon tableau ne manque-t-il pas la mère ? Évidemment, il y avait bien une mère dans le bus 76 qui roule vers le quartier Gotze Delchev. Tout du moins il avait une femme au regard maternel. Celle-ci souriait à sa fleur. C’est la tendresse de ses lèvres qui m’a interpellée. Sa fleur, on sentait qu’elle voulait la protéger, elle y prêtait attention. Je me demande même si elle ne voulait pas la protéger de tout ce qui l’entourait, elle aurait voulu la mettre sous cloche, comme dans Le petit prince. Sans doute parce que cette fleur symbolise pour cette mère, les éphémères moments de plénitude où elle est monde entier pour son enfant.

Et moi j’étais là, après avoir trouvé une place assise près de la vitre de la sortie, au-dessus de la roue arrière droite. Vous savez, cette place où même quand on mesure 1mètre 55 on a les genoux dans les épaules. J’étais là avec ma rose blanche à la main, le bras levé pour éviter qu’elle ne touche le sol. Sûre, ma façon à moi de tenir ma fleur n’était ni amoureuse, ni fière, ni touchante, ni maternelle.

« Jvous ai apporté des bonbons. Parce que les fleurs cest périssable. Puis les bonbons cest tellement bon. Bien que les fleurs soient plus présentables… »

Je dois vous avouer que les fleurs font toujours plaisir à la femme que je suis, alors la prochaine fois, apportez-moi une fleur !

Bons baisers de Bulgarie.

mlbl

jeudi 1 mars 2007

Честита Баба Марта

Aujourd'hui : 1er mars, en Bulgarie, on souhaite "Tchestita Baba Marta" (Heureuse grand-mère Mars)

Le personnage de grand-mère Marta puise ses sources dans le milieu des paysans agriculteurs : quand elle sourit le soleil surgit et la neige fond. Quand elle n'est pas de bonne humeur, la terre se glace. Santé, prospérité et bonheur... c'est le printemps qui arrive !

dimanche 18 février 2007

J'ai eu l'humeur Cohen

Voici le troisème court-métrage. Je me suis beaucoup amusée à le faire... Y'en a qui font du sport, de la pâtisserie, moi je fais des films :

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samedi 10 février 2007

Je suis allée à la cave

Voici le second court-métrage que j'ai fait, toujours à la webcam. C'est un poème illustré, au départ je voulais essayer de faire un film d'animation. Puis, en descendant à la cave, j'ai retrouvé mon vieux cahier de poème :
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dimanche 28 janvier 2007

Robert Desnos, tu m'inspires

Rêve éveillé, rêve sonore

Voici le premier court-métrage que j'ai réalisé à la web cam. J'avais d'abord enregistré ce poème de Robert Desnos qui m'accompagne depuis des années, puis j'ai eu envie de le mettre en image.


Autofilmage

lundi 1 janvier 2007

Bonne année

Chers tous,
Encore une année qui s'est écoulée, que celle qui arrive vous soit bienveillante. Je vous embrasse.
Marie-Laure