David Bennent dans le rôle d’Oskar Matzerath. Le tambour, Volker Schlöndorff, 1979. Adaptation du roman de Gunter Grass
L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.
Au battement du tambour, une plainte sourde s’élève en clameur, vociférant mon tourment. Pourtant, les éclats des octaves me parviennent à l’unisson. Huit notes pleines alignées sur les cordes vocales d’Oskar, comme autant de débris éparpillés à la volée.
L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.
Les sirènes lancinantes ajoutent à ce vacarme une mélopée métronomique. Puis, les oscillations des esclandres regroupent les fragments. Les cris de verre sourdent à nouveau, ils ne garderont que la trace sommaire d’un passé parcellé.
L’or est silence et s’offre en rameau au perron des limbes.

Le cri, Edvard Munch, 1893


