Je voudrais tant que tu te souviennes,
L’aube de nos amours lointaines,
Loin de notre tout premier rendez-vous,
Quand nos corps avaient absout,
Ces années de sommeil en devenir,
Quand nos âmes ont préféré nous voir grandir
Je voudrais tant que ta mémoire se raccommode,
Petit à petit, point après point, avec méthode,
Même si pour cela il faut que la quenouille nous pique,
Que l’on se perde dans une sieste léthargique,
Peu importe que la torpeur dure une éternité,
Le tout est de ne pas oublier la naissance de cette clarté
Je voudrais tant que tu me dises,
Qu’au premier regard je te fus acquise,
Que ce siècle de repos fut authentique,
Que grâce à lui notre légende fut épique,
Et que si à notre réveil nos sens en sont endoloris,
Que devant nous, on avait encore toute une vie…
Je voudrais tant qu’à toi se rappelle,
Cette complainte que je veux ritournelle,
Ces maux dits devenus serments,
Lancés à la volée en confettis chantants,
Comme dans ce conte des fées, un sourire à la clé de mes pensées,
Pour que de mes lèvres naissent des mots sucrés