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De Dargelos à Rosebud : L'alpha et l'omega

Dans "Les Enfants Terribles" (1929) de Jean Cocteau, Dargelos blesse Paul par une pierre dissimulée dans une boule de neige. Paul est contraint de rester dans sa chambre, c'est le début de l'histoire. Dargelos représente pour Jean Cocteau le « premier symbole des forces sauvages qui nous habitent » (Portraits-Souvenir, 1935). On retrouve aussi Dargelos dans "Le Livre Blanc" (1928) .

Rosebud est le mot que prononce le milliardaire sur son lit de mort dans le film "Citizen Kane" d'Orson Welles (1941). L'intrigue est basée sur cette enquête que les journalistes mènent à la recherche de la Rosebud de Kane. Les dernières images nous livrent subtilement la solution.
Α & Ω

mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année 2009

Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire le poème

Rentrée depuis peu de mon voyage à Konya, je souhaitais vous faire partager en image ces vers de Djalal al-din al-Rumi.
Qu'ils vous accompagnent chaque jour de l'année à venir.
Qu'elle vous soit joyeuse à vous en faire tourner la tête.
Je vous embrasse et pense à vous.


vendredi 26 septembre 2008

Fille de Cocteau


Jean Cocteau et le Sphinx, Le Testament d’Orphée,1959, photographie Lucien Clergue


lundi 11 août 2008

La mendiante

Elle est fragile et malgré son jeune âge son ossature ne la porte plus, adossée au mur elle reste immobile sa poitrine en appui sur ses genoux. Ce ne sont pas ses membres qui sont frêles mais que son âme a la légèreté des anges.
Elle est comme un chat mouillé, transit par l’humidité qui lui ronge le squelette. Elle n’a même plus la force de se mettre à l’abri. Les soubresauts de sa paupière trahissent l’impuissance de sa cause. Devant l’abnégation de sa propre souffrance, elle s’abandonne à la minute suivante, attend la prochaine, puis l’autre. Le quart d’heure passé elle se dit : « plus que trois et l’heure du sommeil sera un peu plus proche ».
De l’autre coté de la rue, juste en face, quelques mètres nous séparent. Assises à la terrasse d’Athene nous sommes repues de superflues voracités. Stéphanie se lève et lui apporte l’excédent alimentaire d’un festin touristique.
Le regard baissé, elle prend le petit paquet préparé, ouvre un des coins de la serviette en papier, constate, puis porte lentement sa main à sa bouche. Si lentement que j’ai cru percevoir de l’hésitation sur sa pâle figure figée mais son geste est simplement précautionneux et pudique. Tel un automate de cire, elle essaie de calmer ce ventre vide à petites bouchées. Elle mastique le sandwich au pain mou jusqu’à ce qu’il devienne une bouillie. Elle veut sentir à chaque déglutition qu’elle s’emplit de consistance éphémère…
Quel est le goût de la faim ? Ai-je su une fois, une seule fois dans ma vie ce qu’elle est, ai-je entendu une seconde, une seule seconde mon estomac crier ? Sans doute ne le saurais-je jamais et c’est mieux ainsi.
Elle, elle sait. Aujourd’hui elle sait et le prix de cette lucidité est d’une douleur irréversible. Elle sait aussi de quoi sont fait les hommes, mais hélas elle ne se doute surement pas, que l’énergie qu’elle met à être là sur ce trottoir la rend beaucoup plus humaine que les nombreux regards fuyants et parfois insistants qu’elle croise au bout de sa main tendue.

mardi 5 août 2008

Ici finit ma tragédie

L’incessant combat coule jusque dans ma moelle épinière
Il envahit doucement mes veines et mes artères
Alors mon instinct palpe ce sang qui déjà se gâte
Lancinante minute où mon pouls se brise sans hâte
Même si mon souffle va vacillant
C’est que je suis en vie, je suis présent


Mes oreilles bourdonnent, une ancienne voix fait échos
Je suis Orphée et je me tourne de nouveau vers ce chaos
La douleur est si profonde et le mal va grandissant
Pourtant ma force me quitte, je ne sens rien à cet instant
Le vide comble ainsi la tristesse
Et le néant mute en paresse


Ma bile est surement noire et mes yeux sont poussière
La faiblesse de mon âme et d’être vivant hier
Je ne suis pas un de ces rapaces qui cherchent dans l’ombre
Je ne suis pas un charognard qui guette la pénombre
Je ne veux pas entériner ta peine
Je me suffis à porter la mienne


Elle est tacite au creux de moi et m’apprend la patience
Elle me rappelle que j’ai eu foi et scelle ma puissance
Au fond j’ai confiance et ici finit ma tragédie,
Mon esprit et elle seraient en instance de courtoisie…
Politesse et cohabitation
Pour une sagesse en location




samedi 21 juin 2008

Les hirondelles font mon bon temps

Les hirondelles font mon bon temps


Les hirondelles ne font pas le printemps dit l’expression et pourtant…

Ce petit film a été réalisé à partir de 859 photos et monté comme un film d’animation. J’ai voulu créer un « polaroid animé » en associant une bande son et des images. Les photos sont de taille et d’éclairage différents pour produire un décalage et vieillir l’image, le son lui est travaillé pour être entendu comme de loin.

Voici donc une petite ballade qui part de la fenêtre d’une chambre, où un phono joue une ancienne romance, pour vous amener vers mes flâneries célestes.

samedi 31 mai 2008

Ritualization

Une tradition orthodoxe bulgare veut qu’on allume un cierge et de l’encens pour les morts. J’ai filmé l’accomplissement de ce rituel pour qu’il devienne ritualization.


Le processus mis en place permet à l’acte de faire sens. Son efficacité réside dans l’intention sincère (niya, en arabe) qui anime la volonté de transformation, il y a un avant et un après. L’encens, élément préparatif et débutant le rituel, aide à entrer en soi ou en contact. Sa symbolique purificatrice envisage l’instant comme un passage : un lien entre deux mondes, deux étapes. Le cierge et sa flamme, seule source de lumière ici, fixent la temporalité d’un temps consacré au défunt.


C’est alors que la mise en situation virtuelle d’une succession de gestes, accomplie comme rite, devient ritualization. L’enregistrement, la mise en scène et la réalisation font de cette unique exécution un rite qui peut être reproduit à l’infini. De plus cette création filmique cherche à fixer un moment précis de transformation dans le rapport à l’Autre, celui qui n’est plus.


La mise en mots participe également à cette ritualization car sa réalité est éphémère et contraint le lecteur/spectateur par sa justification individuelle et syncrétique.



samedi 19 avril 2008

Conte d'un amour dormant

Je voudrais tant que tu te souviennes,
L’aube de nos amours lointaines,
Loin de notre tout premier rendez-vous,
Quand nos corps avaient absout,
Ces années de sommeil en devenir,
Quand nos âmes ont préféré nous voir grandir


Je voudrais tant que ta mémoire se raccommode,
Petit à petit, point après point, avec méthode,
Même si pour cela il faut que la quenouille nous pique,
Que l’on se perde dans une sieste léthargique,
Peu importe que la torpeur dure une éternité,
Le tout est de ne pas oublier la naissance de cette clarté


Je voudrais tant que tu me dises,
Qu’au premier regard je te fus acquise,
Que ce siècle de repos fut authentique,
Que grâce à lui notre légende fut épique,
Et que si à notre réveil nos sens en sont endoloris,
Que devant nous, on avait encore toute une vie…


Je voudrais tant qu’à toi se rappelle,
Cette complainte que je veux ritournelle,
Ces maux dits devenus serments,
Lancés à la volée en confettis chantants,
Comme dans ce conte des fées, un sourire à la clé de mes pensées,
Pour que de mes lèvres naissent des mots sucrés

jeudi 13 mars 2008

La Sérénissime Venise

Rentrée de la Sérénissime...
Mon esprit y vogue encore...
Encore, encore, encore…


Le 11 mars 2008, je suis seule et Venise s’ouvre à moi comme un désert

Laissez-moi m’y abasourdir
Au son de la Basilica della Salute,
Vers moi je la sens venir
Et m’offre à sa beauté,

Laissez-moi sombrer dans ses dédales
Mourir à la mémoire de mes souvenirs amoureux,
Sa brume sera pour moi baptismale
Et mon futur n’en sera que plus heureux

Laissez-moi à ma mélancolie suave,
Gouter à ce ciel de mars tant amer,
Son voile humide me pénètre et me lave
La morosité ne sera qu’éphémère

Laissez-moi enfin sourire à l’inconnu
Devant ce vide, il suffirait d’un petit pas
Je prends plaisir à jouer les ingénues
Vos yeux vertiges me font rougir aux éclats…

mlbl



samedi 1 mars 2008

Честита Баба Марта - Tchestita Baba Marta

"Baba Marta vous jouera de mauvais tours si vous ne portez pas de martenistza."

Cette vieille femme boîteuse incarne l'arrivée du printemps. Elle est un peu acariâtre et quand elle est en colère, le sol en est gelé. Mais quand elle sourie, le soleil brille !
Elle ne sourie qu'aux foyers propres, sortez vos balais aspirateurs et plumeaux, il faut nettoyer votre maisonée, un vrai ménage de printemps.
Le 1er mars, elle est particulièrement exigeante. Elle ne veut que des jeunes gens dans les rues, sinon, pas de beau temps au printemps !


mardi 29 janvier 2008

Le marchand de sable

Ce soir j'attends...
Manoël, s'il te plait, dois-moi qu'il va passer !